Coulisses

Interview de notre photographe officiel, Sébastien alias Moris analog photography

Alors, Sébastien ou Moris ?

Disons que Moris c’était une façon de me cacher un peu, de fuir les regards et les critiques au début, de ne pas assumer. Mais maintenant je suis prêt, tu peux m’appeler Sébastien.

Peux-tu te présenter rapidement ?

Sans doute la question la plus difficile. Je fais 1m92 😊
Je suis également le président des Musicovores, une association rémoise créée il y a bientôt 8 ans avec des amis, avec laquelle on fait la promo d’artistes et évènements musicaux (radio, photos, articles, vidéos etc.).

Peux-tu nous raconter ton histoire avec la photographie ?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été attiré par l’image, mais la photo ça m’est venu assez tard, dans la 20aine, quand je me suis acheté mon 1er appareil photo. C’est aussi à ce moment là que j’ai découvert les logiciels de retouche, etc. J’utilise sérieusement l’appareil photo depuis la création des Musicovores, pour faire de la vidéo au début, et depuis 3-4 ans pour la photo de concert. Mais pour être honnête la photo est arrivée un peu par hasard, parce que je cherchais comment augmenter l’activité des Musicovores, tout en continuant à me faire plaisir. Et le plaisir continue encore aujourd’hui.

On te voit souvent dans les concerts ou sur les festivals, quels rapports entretiens-tu avec la photo argentique ?

L’argentique, c’est avant tout une esthétique particulière que j’ai souvent essayé de retrouver en numérique mais je n’y avais jamais touché. Et puis quand la question s’est posée de photographier des concerts, je me suis dit que c’était l’occasion de tester l’argentique. Je n’avais rien à perdre après tout et je voulais surtout quelque chose de différent de ce que j’avais l’habitude de voir comme photo de concert. Et aujourd’hui je ne suis pas près de le laisser tomber. Déjà parce que je suis amoureux de l’argentique pour bien des raisons. Et puis, parce qu’il faut bien l’avouer, ça me permet aussi de me distinguer.

A l’Opéra tu shootes en numérique, pourquoi ?

Pure logistique 😊. Sans rentrer dans les détails, à la Cartonnerie je photographie bénévolement pour les Musicovores, tandis que l’Opéra m’emploie. L’attente et les délais de livraison des photos sont différents. Mais je n’exclus pas de tester l’argentique sur un opéra un jour à titre personnel, où dans les coulisses. Je sais que j’ai la pleine confiance de l’Opéra de Reims à ce sujet et c’est très motivant.

Quelles sont les grandes différences avec l’argentique ?

Il y en a énormément, déjà au niveau du rendu. L’argentique te permet d’obtenir des blancs vraiment blancs, là où en numérique tu auras plus un blanc grisâtre. Et l’argentique te permet d’avoir un grain inimitable.  Avec l’argentique, tu sais que tu es limité par le nombre de prises de ton film, tu ne peux pas appuyer frénétiquement sur le déclencheur. T’es peut-être obligé de soigner un poil plus la prise de vue. Et puis après ça devient une question d’habitude aussi. Pour l’Opéra il a fallu que je revois totalement ma façon de photographier du coup, avec du numérique. Pour finir, on pardonne plus facilement les accidents à l’argentique qu’au numérique.

Et la photographie instantanée ?

J’aime beaucoup également. Mais pour du concert, à moins d’être très très bien équipé ou de ne photographier qu’en plein air et en plein jour, c’est compliqué.

Un autoportrait ?

Et je ne suis pas le lapin !

Quelle est la photo que tu as faite pour l’Opéra de Reims que tu affectionnes le plus ?

Aujourd’hui c’est celle-ci, mais je peux très bien changer d’avis demain, ça change avec mes humeurs. 😊

Pourquoi ?

Faust, que j’ai photographié en octobre de cette année, a marqué un tournant dans ma façon de traiter mes photos d’opéra. En plus j’ai adoré cet opéra, et j’adore le résultat. Et c’est très important pour la confiance en soi.

Peux-tu nous parler de ta première expo ?

La toute première expo, c’était il n’y a pas très longtemps, 2 ans je crois. Sur la place du forum à Reims à l’occasion de la clôture de la saison estivale du Cryptoportique, organisée par l’association Fada.

Un ou une photographe qui t’inspire ou dont tu apprécies le travail ?

Je serais incapable d’en citer un ou une. Tous m’inspirent à leur façon. Aujourd’hui, on a accès à tellement d’images au quotidien, à tout moment, ne serait-ce que sur instagram. Je suis des photographes de concert, des « photographes argentique », des photographes de mode aussi, beaucoup, ils sont toujours en avance sur les autres. Je suis fan de Marc Riboud mais je ne peux pas vraiment dire que c’est une source d’inspiration. Mais s’il fallait en choisir, je dirais tout de même que c’est Rod Maurice (et ce n’est pas pour lui que j’ai choisi ce pseudo), avec ses sessions acoustiques. C’est lui qui m’a amené à lier l’image et le son, puis Sarah Bastin, photographe de concert que j’adore et qui shootait aussi pour Rod Maurice sur « le Hiboo » grâce à qui j’ai compris que la photographie de concert pouvait être différente.

Un sujet sur lequel tu pourrais parler des heures ?

Bizarrement pas tant de photographie, peut-être plus de BD. Mais aussi et surtout de ma fille sans aucun doute.

Quels conseils donnerais-tu à celles et ceux qui souhaitent se remettre à l’argentique ?

De ne surtout pas hésiter. Les gens me parlent souvent du coût de l’argentique mais c’est un faux prétexte. Un appareil argentique – sauf rare exception – ça coute beaucoup moins cher qu’un appareil numérique et tous les objectifs qui vont avec. Aujourd’hui, l’appareil que j’utilise le plus en concert m’a couté 50€.

Tes prochains projets ?

Ce dont je peux parler pour le moment, c’est de ma prochaine expo, au Studio Pastel au mois de mars. J’y exposerai une nouvelle fois des photos de concert, mais également, et pour la première fois, des photos d’opéra.

Un dernier mot ?

Argentique (what else ?)

 

Le temps des choix :

Argentique ou numérique ? Argentique

Couleur ou Noir & Blanc ? Noir et Blanc

CD ou Vinyl ?  Spotify

Batman ou Robin ? Batman ET Robin (le film, avec Clooney et Shwarzy)

Ça passe ou ça casse ? Ça fini toujours par passer

A moitié plein ou à moitié vide ? Totalement plein de quelque chose quoi qu’il arrive même si ça doit être de vide (je suis photographe philosophe !).

Sucré ou salé ? Salé sans hésiter

The Beatles ou The Rolling Stones ? Kyo 😊

 

>>> Retrouvez les photos de Sébastien ici

> Site web : Moris

> Page Facebook : https://www.facebook.com/morisanalogphotography/

> Instagram : https://www.instagram.com/moris_analog/

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