Reims Capitale européenne de la culture en 2028 : et si c’était vrai ?

 Faire de Reims en 2028 une zone de rencontre et de partage des cultures européennes, inclusive, accessible et durable, est l’ambition de tout un territoire, à laquelle adhèrent ses structures artistiques et culturelles dont l’action abonde déjà dans le sens d’une ouverture à l’international et à tous les publics.

C’est l’histoire d’une ville en fête qui bouillonne, qui bourdonne, qui rayonne ; elle danse, elle chante, elle se « festivalise », elle s’expose ; elle célèbre tous les jours avec les artistes, ses habitants et les visiteurs de toute l’Europe le plaisir de vibrer ensemble. Jamais elle n’a connu une telle démonstration d’invention et une ferveur populaire à si grande échelle. Ce maelström s’étend sur une année. Mais l’intérêt médiatique et touristique pour ce territoire qui s’est montré si collectivement créatif n’est pas éphémère. Et les acteurs du succès – des bénévoles d’associations aux responsables de scènes, des étudiants aux entreprises mécènes, des créateurs aux élus – ne s’arrêtent pas dans leur élan. Ils ont d’autres projets à co-construire…

 Une chance sur huit

Cette ville trépidante, galvanisée, magnétique, ce pourrait être Reims en 2028. La Cité des Sacres postule en effet au label « Capitale européenne de la culture » qui sera attribué par l’Union européenne en 2024, après qu’elle aura auditionné et jugé sur place les trois villes (sur huit en lice*) de la short-list présentée par la France en 2023. La course contre la montre et la concurrence est lancée. L’association Reims 2028 est l’instrument opérationnel de ce nouveau challenge. D’ici décembre prochain, elle doit à la fois écrire le récit de la candidature, remuer toutes les forces locales et embarquer la population, mais aussi s’attacher comme porte-drapeaux des artistes de renom et rallier les villes de la région. « Nous aurons besoin de tout le monde ! » interpelle Éléonore Assante di Panzillo, sa directrice, qui capitalise sur l’expérience précédemment acquise à Lille et Mons, Capitales européennes de la culture en 2004 et 2015.

L’angle choisi pour la candidature : l’assemblage. Au-delà de la référence au champagne, il se décline concrètement dans le processus participatif d’élaboration. Intitulés « Maisons », des groupes de travail thématiques mobilisant la société civile se mettent actuellement en place sur le principe de l’assemblage des disciplines. Objectif : développer des compétences collectives et imaginer des propositions innovantes. « Ces Maisons vont agir comme un incubateur de projets. ». En parallèle de cette concertation citoyenne, les structures culturelles ont été sollicitées via un appel à projets qui leur impose de travailler avec des acteurs extérieurs à leur sphère, ceci afin d’éviter l’entre-soi. « Tous ces contenus vont venir personnaliser notre candidature avec l’intention de présenter à l’Union européenne ce qu’elle n’attend pas forcément de la part d’une ville comme Reims, en n’hésitant pas à jouer sur les failles qui, autant que ses atouts, participent de son identité. »

Espoirs en retour

Ayant donné des gages – ne serait-ce qu’à travers Reims Scènes d’Europe, devenu le festival FARAway – sur leur capacité à travailler ensemble et en proximité avec le monde, les structures culturelles rémoises sont d’ardents protagonistes du projet, chacune apportant son expertise et son réseau, et nourrissant des espoirs en retour. L’Opéra de Reims se joint activement au mouvement. « La candidature de Reims est une très bonne nouvelle, s’enthousiasme Caroline Mora, directrice de la communication et des relations avec les publics à l’Opéra de Reims. La culture de l’assemblage existe déjà chez nous. On assemble plusieurs expressions artistiques : le chant, la musique, la danse… Dans l’immédiat, nous allons proposer des choses de l’ordre de la sensibilisation, avec une petite programmation pour cet été. »

Pour avoir l’habitude de collaborer avec d’autres établissements impliqués ailleurs dans une telle démarche, elle en connaît les bénéfices en termes d’image et de message d’ouverture. « Elle a eu, par exemple, un impact très important sur l’Opéra de Lille dont l’année de Capitale européenne de la culture, qui a coïncidé avec la réouverture de l’établissement après travaux, a renforcé la visibilité et élargi le public en montrant qu’il était accessible à tous. » Avant de profiter du même coup d’hélium, il y a d’abord une candidature à pousser le plus loin possible. « Reims travaille aujourd’hui à faire adhérer la population locale au projet. Si cela permet au moins à tous les Rémois de savoir qu’il y a un Opéra dans leur ville, nous aurons déjà gagné. Et si en plus nous décrochons le label, une petite maison aux moyens limités comme la nôtre pourra mettre encore plus d’ambition dans ses projets ! »

* Amiens, Bastia-Corsica, Bourges, Clermont-Massif central, Nice, Reims, Rouen-Normandie, Saint-Denis

 Reims.fr

Texte : Catherine Rivière

 

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