MOLIÈRE EN GRAND !
Saison2021/22

 

L’Opéra de Reims rendra hommage à la naissance du dramaturge en programmant un temps fort autour de ses comédies-ballets.

« Molière est notre plus grand dramaturge. Avec Paul Claudel, selon moi », annonce dans un sourire Serge Gaymard, le directeur de l’Opéra de Reims. L’année prochaine sera celle de la célébration du 400e anniversaire de la naissance de Jean-Baptiste Poquelin dans le quartier des Halles, à Paris. Et la saison 2021/22 de l’Opéra de Reims ne manquera pas de fêter à sa manière cet événement essentiel dans l’histoire du théâtre. « Nous allons nous saisir de cette opportunité et de la fidélité que nous avons avec la compagnie Les Malins Plaisirs. Nous imaginons un temps fort dédié à Molière et proposant sur quelques jours trois de ses œuvres », poursuit Serge Gaymard.

L’événement permettra de se confronter à une forme novatrice à l’époque et qui est, aujourd’hui, un endroit méconnu de l’œuvre de Molière. « Molière et Lully ont collaboré ensemble, à la demande du Roi, Louis XIV. Ils ont donné sens à la comédie-ballet en 1661 avec Les Fâcheux ». On  le sait peu mais Molière, avec le chorégraphe Beauchamp, Lully et enfin Charpentier, a composé 14 comédies-ballets – sur les 33 créations que compte son répertoire. À la différence de l’opéra-ballet, la comédie-ballet n’est pas une forme composite qui mêle le théâtre, la musique et la danse. Ici, chaque expression succède à l’autre dans des tableaux différents mais enchaînés les uns après les autres. « On voit très bien ce qu’est la comédie-ballet dans Le Roi danse, le film d’Alain Corneau. On y découvre successivement, dans une même pièce le théâtre parlé, puis le chant, puis la danse, explique Serge Gaymard. La comédie-ballet est une succession de moments qui, dans un même récit, utilisent ces différentes expressions du spectacle vivant. »  Ainsi, par exemple, le chant est utilisé pour souligner le propos de la séquence précédente, en théâtre, ou pour livrer au spectateur une intrigue parallèle à l’histoire principale. Il s’agit là d’une forme typiquement française qui s’est développée alors que l’opéra-ballet tel que nous le connaissons prenait son essor en parallèle, en Italie, depuis le début du 17e siècle. « Ce sont là, en quelque sorte, les prémices de ce qui deviendra l’opéra comique français par la suite », assure Serge Gaymard qui a fait entièrement confiance pour ce projet déployé à Reims à la compagnie Les Malins Plaisirs dirigée par Vincent Tavernier, et qui avait notamment programmé à Reims Les Amants Magnifiques, une autre comédie-ballet de Molière, Lully et Beauchamp.

Une même équipe, trois comédies-ballets

Trois pièces réunissant les mêmes artistes seront proposées lors de ce temps fort rémois autour de Molière et de ses comédies ballets : Le Sicilien ou l’Amour peintre (Molière/Charpentier/Beauchamp), Le Mariage forcé (Molière/Lully/Beauchamp) et Le Malade imaginaire (Molière/Charpentier/Beauchamp). Les Malins Plaisirs ont déjà collaboré avec Le Concert Spirituel (Hervé Niquet, pour la musique) et avec L’Éventail (Marie-Geneviève Massé pour la danse) à trois reprises, sur des comédies-ballets de Molière. En quelques jours, ils en présenteront trois nouvelles à l’Opéra de Reims, toutes avec des décors réalisés par Claire Niquet. « Nous allons d’ailleurs en construire l’un des trois au sein de notre atelier, précise Serge Gaymard. Il y a là une vraie unité artistique qui relie ces trois projets, ce qui est intéressant. J’aime aussi que l’on propose ici différents formats, qui vont d’une heure pour Le Sicilien jusqu’à deux heures à 2 heures 30 pour le Malade imaginaire. Ce sont vraiment de belles propositions artistiques qui ont pour avantage de replacer le public au centre de la démarche lyrique. »

Avec ses programmations, l’Opéra de Reims ambitionne en effet d’accueillir de nouveaux publics, moins férus des formes lyriques, qu’ils soient amateurs de théâtre – et donc de Molière –, enseignants et élèves, ou simples curieux de pièces adaptées de manière très vivante. « C’est un  travail très différent de celui de Benjamin Lazar, dont nous avions accueilli avec bonheur Le Bourgeois gentilhomme, joué dans les conditions de l’époque et éclairé à la bougie, voici quelques années. Ici, la forme est beaucoup plus contemporaine, tout en respectant l’œuvre de Molière, Lully et Charpentier. Les trois comédies-ballets seront présentées dans l’intégralité des textes, musiques, chants et danses, sans retranchements ni ajouts. » Rendez-vous la saison prochaine, dans un contexte – espérons-le – plus favorable au spectacle vivant pour profiter pleinement de ce temps et célébrer dans la joie la naissance du grand Molière.

lesmalinsplaisirs.com
compagnie-eventail.com

concertspirituel.com

Texte : Cyrille Jouanno

 

 

 

 

 

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