CLAIRE NIQUET
Genèse d’une atmosphère

Artiste multidisciplinaire et scénographe, Claire Niquet conçoit des décors pour le théâtre et l’opéra.

 

L’Opéra de Reims accueille lors de sa saison prochaine l’œuvre de Nicolas Dalayrac, L’Éclipse totale, dont les décors sont assurés par Claire Niquet. Véritable « rat d’atelier » comme elle l’explique, cette artiste pluridisciplinaire s’est entourée d’une équipe soudée. Rendez-vous de l’autre côté du rideau pour découvrir comment naissent les ambiances de ses spectacles.

Scénographe, mais aussi accessoiriste, peintre, céramiste, model-maker ou sculptrice. Claire Niquet déploie sa pratique artistique sans limites et s’est construite auprès de figures tutélaires. Formée à l’ensaama Olivier de Serres, elle a comme professeur Serge Mouille, designer réputé des années 50. Par la suite, elle intègre l’atelier de César aux Beaux-Arts de Paris durant une année, avant de couper court à l’apprentissage académique au profit du terrain en rejoignant l’équipe d’Alain Roussel. Spécialisée alors comme model-maker, la construction d’objets uniques pour la publicité, elle répond aux besoins de marques d’envergure telles que Coca-Cola ou Shiseido.

Le monde du spectacle a néanmoins toujours résonné dans sa carrière et dans sa vie, à commencer par l’influence de son frère Hervé Niquet, chef d’orchestre. Théâtre et opéra constituent aujourd’hui le cœur battant de l’activité de la créatrice. Une histoire qui se conjugue à plusieurs selon elle, et dont dépend intimement son engouement : « Si aujourd’hui je fais toujours du théâtre, c’est aussi pour cet exercice de groupe. Le fait qu’on gagne ensemble, pas tout seul ». À ses côtés pour le montage de L’Éclipse totale, Vincent Tavernier à la mise en scène, Carlos Perez à la lumière et Erick Plaza-Cochet aux costumes. Une deuxième famille, fidèle et unie depuis les débuts de leurs carrières respectives. Lorsque Vincent Tavernier fut sollicité par L’Opéra de Reims, c’est donc naturellement qu’il convoque Claire Niquet pour l’accompagner sur les décors.

 

Composition ambidextre
Il existe deux types de metteurs en scène nous dit-elle : « Il y a ceux qui n’ont aucune idée préconçue de l’univers, qui attendent que vous le créiez pleinement pour s’y lover et le faire évoluer. Et il y a ceux qui savent de suite comme Vincent. » Dans le premier cas, elle se considère scénographe, et va réfléchir à l’espace, son aspect. Tandis que dans le deuxième, elle va davantage enfiler le rôle de décoratrice et apposer une peau sur des désirs très précis, sans pour autant faire de hiérarchie entre les deux fonctions. Au moment de recevoir sa commande, elle va donc se positionner selon le type et les objectifs du metteur en scène.

Ensemble, ils travaillent la pièce, la lisent, et envisagent comment ils la voient. Naissent ensuite les esquisses, les ajustements, avant de laisser très vite la place aux maquettes où elle va rendre tangible son univers. Exigences impératives pour L’Éclipse totale : une lune et un puit. Un parti pris de taille, car il a fallu pour le second rehausser la scène afin qu’il soit aussi une entrée. La peinture vient soutenir son imaginaire en se déclinant sur ses décors, pratique assez peu répandue pour en distinguer la démarche. Se basant en grande partie sur ses observations plus que sur des références particulières, Claire Niquet insuffle de sa personne dans ses pièces, et s’allie aux intentions d’une équipe au service d’un tout. 

 

claireniquet.com

Texte : Marie-Charlotte Burat

 

 

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